
Selon un rapport de la Cour des comptes, une part non négligeable de
retraités pauvres ne toucherait pas le minimum vieillesse par manque
d’informations.
Le « minimum vieillesse » constitue
historiquement le premier minimum social. Mis en place en 1956, il
permet de compléter l’ensemble des ressources de ses bénéficiaires et de
leur conjoint éventuel, jusqu’à un niveau de 777,16 € par mois pour une
personne seule et de 1 206,39 € pour un couple. Dès lors qu’elle en
fait la demande, toute personne âgée d’au moins 65 ans peut en
bénéficier. Or, selon un rapport de la Cour des comptes, « il existe
de sérieuses présomptions qu’une part des retraités qui y aurait droit
n’en fait pas la demande en l’absence de dispositif d’information adapté. »
Cette
situation ubuesque s’explique par la difficulté d’identifier les
populations qui pourraient y prétendre. Certaines personnes âgées
n’avaient en effet pas droit au minimum vieillesse lorsqu’elles ont
liquidé leur retraite. Lorsque le plafond de cette aide sociale a été
progressivement revalorisé (+ 25 % en cinq ans), ces dernières n’ont pas
forcément pensé ou n’ont pas été alertées qu’elles pouvaient
bénéficier, via ce dispositif, d’un complément de revenu. Pour preuve,
le nombre d’allocataires du minimum vieillesse n’a pas sensiblement
augmenté dans la période, contre toute logique. Il tourne toujours
autour de 580 000 personnes.
« Face
à cette situation, la mise en place de campagnes spécifiques
d’information des publics qui seraient devenus potentiellement éligibles
au minimum vieillesse à la suite de sa revalorisation apparaîtrait
cohérente avec les objectifs poursuivis en matière de lutte contre la
pauvreté. De telles campagnes ont du reste été menées, s’agissant du RSA
ou de la prime pour l’emploi », insiste la Cour des comptes.
Pour
la CFDT Retraités,
les caisses d’assurance-vieillesse doivent se doter des moyens
nécessaires pour reconnaître les populations éligibles à ce dispositif.
De même, les régimes d’assurance-retraite doivent mieux informer leurs
assurés de l’ouverture éventuelle de nouveaux droits afin qu’ils
puissent eux-mêmes effectuer les démarches nécessaires auprès de leurs
caisses.
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